Raccommoder, repriser, rapiécer : toutes les techniques pour réparer un trou

Par Elodie, le 09/06/2026

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Quand on souhaite apprendre à s’occuper de sa garde-robe de manière durable, une question se pose très rapidement : comment réparer les petits accrocs dans mes vêtements ?

Alors vous avez peut-être commencé à vous renseigner. Et là vous êtes tombé(e) sur une diversité de techniques et de mots nouveaux. Raccommodage, reprisage, remaillage, rapiéçage : les techniques pour réparer un trou semblent a priori complexes, les différences un peu floues… Bref vous vous sentez un peu perdu(e).

C’est pour cela que nous avons écrit ce guide. Vous pourrez ainsi mieux comprendre de quoi on parle, et surtout savoir quelle technique s’applique (ou pas) à quelle situation. Que vous décidiez ensuite de le faire vous-même, ou de faire appel à un(e) professionnel(le), vous serez mieux à même de décider et/ou d’expliquer ce que vous souhaitez pour votre vêtement.

Le raccommodage

Raccommoder : réparer du linge à l’aide d’une aiguille et de fil (source Larousse).

On commence par le plus simple : le raccommodage est avant tout un mot valise, tout simplement synonyme de réparation d’une matière textile. Il va donc englober toutes les autres techniques présentées ici.

C‘est surtout celui que l’on utilise lorsqu’on ne fait pas référence à une méthode en particulier. Cela peut être le cas lorsque l’on souhaite réparer un petit trou, qui n’a pas encore eu le temps de s’agrandir. On va simplement en rapprocher les bords à l’aide d’un fil et d’une aiguille, sans chercher à utiliser des points de couture précis. Vous en trouverez un exemple détaillé dans cet article : Réparer un trou dans un pull en laine.

Ainsi le raccommodage est vraiment à la portée de tous. On enfile une aiguille, on fait un noeud, on rapproche les bords du tissu en « bricolant » un peu… Et voilà, vous avez raccommodé votre premier vêtement ! Pensez simplement à choisir un fil de la même couleur que votre tissu, pour que cela reste invisible.

Le rapiéçage

Rapiécer : Réparer, raccommoder un vêtement, un article en tissu usagés en y posant, y cousant une ou des pièces (source Larousse).

Lorsque le trou commence à être plus étendu, en rapprocher les bords avec un fil risque de ne plus suffire. Si une partie du tissu manque ou est trop abimée, on peut alors recoudre un autre tissu par-dessus ou par-dessous le trou.

Cette réparation sera forcément visible, car vous n’arriverez jamais à trouver exactement le même tissu que celui d’origine. C’est donc le moment parfait pour se montrer créatif, et imaginer une vraie oeuvre d’art !

Que vous le réalisiez à la main ou à la machine, les étapes sont assez semblables :

  1. couper tous les petits fils qui dépassent autour du trou, pour avoir des bords propres ;
  2. découper une forme légèrement plus grande que le trou dans un autre tissu. Cette forme peut être géométrique, ou figurative (un coeur, une étoile…). On va appeler cette forme un appliqué ;
  3. épingler ce nouveau tissu par-dessus ou par-dessous le trou que vous souhaitez réparer ;
  4. le coudre par de petits points rapprochés, perpendiculaires ou obliques par rapport au bord de votre appliqué. Ces points servent évidemment à maintenir les 2 tissus ensemble, mais aussi à empêcher leur effilochage ;
  5. Si l’appliqué est grand, il risque de bailler un peu par rapport au tissu d’origine. Vous pouvez alors ajouter quelques lignes de couture à l’intérieur de la forme, dans la ou les directions que vous souhaitez.

Le reprisage

Repriser : Réparer une étoffe déchirée en reconstituant à l’aiguille des fils de trame et des fils de chaîne. (source Larousse).

Si vous souhaitez un rendu invisible ou quasi invisible, le reprisage sera parfait. Il s’agit ici de retisser des fils pour remplacer le tissu disparu. On utilise pour cela un fil spécial (appelé fil à repriser), ainsi qu’une aiguille spéciale (appelée sans surprise… : une aiguille à repriser).

Concrètement, voici le schéma de ce que l’on cherche à obtenir :

Le reprisage étant une technique un peu plus complexe que les précédentes, on ne rentrera pas dans les détails ici. Sachez simplement qu’il est plus facile à réaliser sur les tissus épais et peu souples, comme pour un jean ou un torchon épais.

A l’inverse, et contrairement à une idée répandue, il est assez délicat de réussir à repriser des chaussettes convenablement. Tout d’abord parce que les chaussettes sont tricotées, et non pas tissées. La reprise sera donc beaucoup moins souple et élastique que le reste de la chaussette. De plus, si elle n’est pas parfaite, la réparation pourrait bien créer une surépaisseur désagréable voire même… des ampoules.

Donc non malheureusement ça ne vaut pas souvent le coup de réparer des chaussettes trouées 😞

Le remaillage

Remailler : Reconstituer un tricot par remontage des mailles coulées (source Larousse).

Pour réparer une chaussette trouée, on devrait donc plutôt privilégier la technique du remaillage. Le principe est le même que celui du reprisage, à la différence que l’on cherche à recréer un tricot plutôt qu’un tissage.

Cependant on ne va pas rentrer dans les détails ici : le remaillage est une technique particulièrement complexe, à réserver plutôt à des professionnel(le)s spécialisé(e)s.

 

 

Et si vous souhaitez aller plus loin sur le sujet du raccommodage, ou que vous souhaitez des exemples de ce que vous pouvez faire facilement à la maison :

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